Pourquoi avons-nous la chair de poule ? | Le Saviez-vous

Vous avez sûrement déjà eu la chair de poule en sortant de la piscine, en entendant une musique très forte en émotion, ou devant une scène qui fait un peu peur. D’un coup, la peau se couvre de petits points, comme si elle imitait la peau d’une oie plumée. Mais pourquoi notre corps fait-il ça ?

La chair de poule porte un nom scientifique : la piloérection. Le mot a l’air compliqué, mais l’idée est simple. Sous la peau, à la base de beaucoup de poils, il existe de minuscules muscles. Quand ces muscles se contractent, ils tirent sur les poils et les font se dresser. En même temps, la peau autour du poil forme une petite bosse. Voilà : la chair de poule apparaît.

Ce réflexe est automatique. Vous ne décidez pas de l’activer comme on lève la main ou comme on ferme les yeux. Il dépend surtout du système nerveux sympathique, celui qui réagit quand le corps doit se préparer : froid, peur, surprise, excitation, émotion intense… C’est un peu le bouton « attention, quelque chose se passe ! » de notre organisme.

Chez les animaux très poilus, ce réflexe peut être vraiment utile. Quand il fait froid, les poils qui se dressent emprisonnent une couche d’air près de la peau. Cette couche aide à garder la chaleur, comme une petite couverture. Et quand un animal a peur ou veut impressionner un adversaire, ses poils hérissés peuvent le faire paraître plus gros. Pensez à un chat qui arrondit le dos et gonfle sa fourrure : il semble soudain beaucoup plus imposant.

Chez les humains, l’effet est beaucoup moins spectaculaire. Nous n’avons pas une fourrure épaisse comme un chat, un chien ou un singe. Alors nos petits poils dressés ne nous réchauffent pas énormément et ne nous rendent pas vraiment plus effrayants. La chair de poule est donc surtout un ancien réflexe hérité de nos lointains ancêtres, encore présent dans notre corps même s’il n’est plus très utile au quotidien.

Ce qui est amusant, c’est que le froid n’est pas le seul déclencheur. Une chanson qui donne des frissons, un moment très émouvant, une histoire inquiétante ou une grande surprise peuvent aussi provoquer la chair de poule. Dans ces situations, le corps libère notamment de l’adrénaline, une substance liée aux réactions de stress, de peur ou d’émotion forte. Résultat : les petits muscles autour des poils peuvent se contracter, même si la pièce n’est pas froide.

La prochaine fois que vous aurez la chair de poule, regardez votre bras : votre corps est en train de montrer un vieux réflexe animal, discret mais fascinant. Une minuscule machine à frissons, cachée dans la peau.

Sources :

CG

Culture Generale sur toutes ses formes et les jeux d'entraînement cérébral...

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